La Finma a publié hier ses observations sur les gérants de fortune indépendants suisses. L’autorité a reçu 68 signalements en 2025 — deux fois plus qu’en 2024 — concernant des produits inadaptés aux profils clients, des conflits d’intérêts sur des produits maison, des doubles facturations opaques et des lacunes dans le contrôle des sous-traitants compliance.
Ces 68 cas concernent 1 664 GFI gérant environ 900 milliards de francs.
Trois constats se dégagent.
Premier constat : la régulation post-LEFin/LSFin a installé un cadre exigeant. Les structures qui n’ont pas anticipé en intégrant la conformité dans leur architecture commencent à apparaître dans le radar prudentiel.
Deuxième constat : les conflits d’intérêts structurels — rétrocessions, produits maison, AMCs avantageux — restent le talon d’Achille de la profession. La Finma le dit clairement.
Troisième constat : l’externalisation de la compliance, quand elle est mal contrôlée, devient un point de vulnérabilité plutôt qu’une protection.
Chez Vierny Partners, ces trois points ne sont pas de nouveaux défis. Ils sont au fondement de l’architecture que nous avons choisie dès 2009 :
— Zéro rétrocession, zéro produit maison. Rémunération exclusivement par le client. C’est structurel.
— Transparence totale sur les coûts via un Portfolio Management System qui détaille chaque ligne, y compris ce que les banques n’affichent pas spontanément.
— Compliance et gestion des risques externalisées à BDO. Surveillance continue de la clientèle via Polixis. Plusieurs cycles d’audit prudentiel franchis sans observation.
L’article du Temps consolide ce que nous observons sur le terrain : le secteur entre dans une phase de maturité où seuls les modèles capables de combiner structure, indépendance et efficacité opérationnelle peuvent durablement s’imposer.
Une ligne de partage se dessine. Entre les acteurs qui découvrent ces enjeux et ceux qui ont fait le choix, il y a plus de quinze ans, d’en faire le socle de leur métier.
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